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Toute demande d’intervention fait l’objet d’un devis sous 12 heures ouvrées
Dès acceptation du devis, SANG FROID s’engage à intervenir dans les 48 heures »

Vos témoignages

L'annonce par téléphone du décès d'un membre de notre famille est déjà bouleversante, mais nous étions loin d'imaginer la suite des évènements...
2003, l'année de la canicule, on en a beaucoup parlé dans les médias, mais on ne pense à aucun moment y être confronté et pourtant...

Nous recevons un appel du commissariat de police du 11ème arrondissement de Paris qui nous informe que notre Cher oncle Henri est décédé, que son corps y a été découvert dans son appartement quelques jours après, le voisinage a été alerté par l'odeur insoutenable qui émanait de chez lui et qui embaumait toute la cage d'escalier de cet immeuble Haussmannien.

L'appel nous glace le sang ! Mais la police continue son information "vous avez 48 heures pour aller reconnaître son corps à l'IML (Institut Médico Légal) afin que le corps soit restitué aux fins d'inhumation, car sinon il sera enterré dans la fosse commune, carré des indigents réservé aux défunts dont la famille ne peut acquérir de concession !
Nous contactons un organisateur funéraire, un ami, une chance dans de pareilles circonstances, qui prend le relais pour toutes les démarches funéraires à venir.

Quelques jours plus tard, nous apprenons qu'il y a eu une autopsie, et qu'une enquête décès est en cours, l'appartement est d'ailleurs placé sous scellé. Procédure sans aucun doute habituelle pour les enquêteurs de la police, mais ce "détail" a été omis de nous être porté à connaissance, ce qui évidemment nous affecte de nouveau, mais le pire restait à venir...
Deux mois après, nous avons eu l'accord de la police, par téléphone, d'enlever les scellés "nous-même" afin de pouvoir entrer dans l'appartement. Les questions qui nous taraudaient étaient : à quoi ressemble un scellé, comment va-t-on les enlever, que va-t-on en faire à l'issue...  Autant de questions qui ne trouvent pas de réponses.
Nous évitons de penser à ce que nous allons trouver derrière cette porte, car la seule chose que nous avions en tête restait les réunions de famille festives avec Henri, dont nous venions de fêter l'anniversaire, une façon sans doute de se rassurer face à cette épreuve de la vie qui nous était réservée.

Sur le palier, devant la porte d'entrée de l'appartement, nous distinguons de la ficelle, une étiquette orangée supportant des inscriptions et un seau marqué dans de la cire rouge.
Nous enlevons le scellé, tâche particulière qui vous fait vous questionner si vous êtes dans le monde réel...
Puis après un tour de clé dans la serrure, à l'ouverture de la porte, une odeur inqualifiable jamais ressentie auparavant nous imbibe entièrement. La porte entrebâillée laisse apparaître à quelques mètres de nous dans le salon, le fauteuil dans lequel Henri est décédé, fauteuil sur lequel il est resté mort plusieurs jours. Nous nous approchons pas à pas comme découvrant cet appartement pour la première fois, alors que nous en connaissons les moindres recoins, découvrons jonchant le sol du salon du matériel de secours de type compresses et gants souillés, sans doute laissés par les Sapeurs-Pompiers, puis des effroyables traces de sang, de fluides corporels et de morceaux de tissus humain séchés et imbibés dans le parquet massif à l'aplomb du fauteuil.
Un mélange de silence, de tristesse et de colère s'empare de nous. Mais nous devons nous ressaisir, car il faut vider et nettoyer cet appartement ! Comment ? Avec quels produits nettoyants ? Et surtout avec cette odeur persistante qui reste malgré les fenêtres grandes ouvertes omniprésentes.

Il nous faut trouver des solutions malgré le choc émotionnel qui nous accable... Que faire du fauteuil ? Des affaires personnelles ?... Le propriétaire de l'appartement nous a accordé dix jours pour lui rendre l'appartement sain.
Après une semaine passée dans cet appartement, après une quantité incalculable de produits de nettoyants ménagers utilisés pour nettoyer, désinfecter, pour autant toutes les traces ne sont pas parties, et l'odeur n'y était que très peu atténuée.
Nous avions pourtant cherché des sociétés pour ce genre de nettoyage spécifique, mais ça n'existait pas, et beaucoup de prestataires refusaient d'apporter leur aide, on se retrouve SEUL... alors que nous aurions voulu trouver des gens compétents pour le faire.

Après toutes ces épreuves douloureuses nous avons réellement pu commencer à faire notre deuil, mais elles resteront à jamais gravées dans nos esprits...
Henri 1933 - 2003